Le 8 avril : le jour où le diamant a parlé au monde

Isabelle Hossenlopp

Le 8 avril, le World Diamond Day (WDD) a offert au diamant naturel la date qui lui manquait : un rendez-vous mondial qui va désormais s’inscrire comme une manière de fédérer tous ceux qui manifestent leur engagement envers lui.

Le World Diamond Day a été imaginé par le World Diamond Heritage Board, fondé at animé par le français Nicolas Chrétien, pour être ensuite repris par le Natural Diamond Council (NDC). Ce dernier a pu amplifier le message, sollicitant la filière dans le monde entier, depuis la mine jusqu’aux diamantaires, fabricants, designers, Maisons de joaillerie, invitant chacun à partager un souvenir autour du diamant. Pourquoi le choix du 8 avril ? « Pour deux raisons principales : premièrement, le chiffre 8 porte bonheur dans la culture asiatique, et deuxièmement, si l’on couche un huit sur le côté, il ressemble au symbole de l’infini, qui est lié aux diamants naturels » explique N. Chrétien dans un entretien avec l’expert Rob Bates.

Le dispositif, conçu de façon très simple avec des formats prédéfinis pour diffuser des posts, photos ou vidéos, a rencontré un succès inespéré. 330 entités se sont connectées, à partir d’une cinquantaine de pays, pour partager « leur histoire » avec le diamant. Des Maisons et créateurs connus tels que Boucheron, David Webb, Repossi, Lydia Courteille, Moussaïeff, Nikos Koulis, Anna Hu… des Maisons de vente prestigieuses comme Sotheby’s, Christie’s, Bonhams ou Phillips, des groupes tels que Signet ou Chow Taï Fook ont participé.

Rubel & Ménasché a évidemment apporté sa pierre à l’édifice.

Les connexions dans le monde ont entraîné une hausse de 30% des recherches liées aux diamants naturels en une seule journée. En tout, le WDD a généré 10 000 messages autour d’un souvenir émouvant, d’une bague de fiançailles, d’un héritage de famille, d’une création de haute joaillerie ou d’initiatives sociales ou caritatives dans les pays miniers. Car le WDD ne célèbre pas seulement l’éclat d’une pierre magnifique, il met aussi en lumière ce qui se joue dans la filière, des emplois, des communautés, des programmes de développement, la protection de la faute et de la flore locales.

Le message est clair, défendre la légitimité du diamant naturel passe aussi, au-delà du prestige, par la transparence, le partage, la bienveillance, l’émotion. 

Le World Diamond Heritage Board compte bien sur le 8 avril pour devenir une date récurrente dans le monde entier. Une très belle façon de partager l’émotion, de « raconter » le diamant à travers des histoires simples, personnelles, touchantes parfois, loin des paillettes et du faste qui ne font plus recette.

Pour aller plus loin, Nicolas Chrétien vient de lancer la World Diamond Heritage List (WDHL), avec pour objectif de rendre hommage aux diamants naturels qui ont marqué les moments déterminants de notre civilisation : dans les cours royales, les traités de paix, les œuvres d’art et au sein des familles à travers les générations. La WDHL documentera les 100 diamants qui ont façonné l’histoire de l’humanité en fonction de leur impact sur l’histoire humaine. Cette initiative s’inscrit dans une ambition à long terme : Mission UNESCO 2028, dont l’objectif est d’obtenir la reconnaissance formelle des diamants naturels comme patrimoine matériel et immatériel de l’humanité. La World Diamond Heritage List n’est que la première étape d’une vision plus large, celle de faire reconnaître les diamants naturels comme un patrimoine vivant de l’humanité.