Les sociétés diamantaires belges Diarough et Pluczenik ont rejoint l’offre menée par l’ancien directeur général de De Beers, Gareth Penny, alors que la date limite de dépôt des propositions approche, selon des informations de Rapaport News.
Ces deux entreprises, basées à Anvers et actives dans la fabrication et le négoce, apporteraient un investissement financier en contrepartie d’une participation au capital de De Beers, ont indiqué ces derniers jours des sources proches du dossier. Rosy Blue, autre acteur du secteur, pourrait également prendre part à l’opération. Les trois sociétés sont des sightholders historiques de De Beers.
Il n’est pas encore établi si les investisseurs seront les entités elles-mêmes ou certaines de leurs figures clés — Sonu Parikh pour Diarough, Chaim Pluczenik, président-directeur général de Pluczenik, et Ravi Bhansali, managing director de Rosy Blue à Anvers. Tous ont refusé de commenter mardi.
Trois groupes se positionnent pour déposer une offre sur De Beers avant l’échéance fixée à jeudi par Anglo American, actionnaire à 85 %.
Gareth Penny, qui a dirigé De Beers de 2006 à 2010 et préside aujourd’hui la société d’investissement Ninety One, s’impose comme un prétendant de premier plan depuis près d’un an.
Nir Livnat, président exécutif de Diacore, sightholder basé en Suisse, figure également parmi les candidats, selon une information de Bloomberg publiée vendredi dernier et confirmée par des sources du secteur interrogées par Rapaport News. Diacore a notamment collaboré avec De Beers sur des diamants d’exception, dont un diamant brut bleu estimé à 40 millions de dollars en 2021.
Le troisième candidat serait Michael O’Keeffe, président non exécutif de Burgundy Diamond Mines, d’après Bloomberg et plusieurs sources industrielles. O’Keeffe — dont la société détient la mine d’Ekati au Canada — s’appuierait également sur un négociant en diamants dans le cadre de son offre, selon l’une des sources.
Le gouvernement du Botswana, qui détient 15 % de De Beers, a exprimé son intérêt pour une augmentation de sa participation, ce qui implique que tout investisseur privé devra composer étroitement avec cet État producteur.
Le mois dernier, The Economist indiquait que le Botswana viserait « au moins 25 % », lui permettant de disposer d’une minorité de blocage sur les décisions majeures. Toutefois, selon Bloomberg, le pays ambitionnerait toujours une participation majoritaire.
L’Angola chercherait également à acquérir entre 20 % et 30 % du capital de De Beers, selon Reuters en février.
Anglo American n’a pas souhaité commenter. Gareth Penny, Nir Livnat, Michael O’Keeffe ainsi que le gouvernement du Botswana n’étaient pas disponibles pour réagir au moment de la publication.
Image : Diamants au sein de DTC Botswana, coentreprise entre le gouvernement botswanais et De Beers chargée du tri et de l’évaluation du brut.
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Source : Rapaport