Rory More O’Ferrall, du DDI, appelle l’industrie à aider les mineurs artisans

Albert Robinson

Les diamantaires ont l’obligation morale d’aider à améliorer les conditions de vie et de travail des mineurs artisans, qui ne survivent qu’avec quelques dollars par jour.[:] Telle a été l’exhortation de Rory More O’Ferrall, vice-président honoraire du DDI (Diamond Development Initiative), face aux diamantaires réunis au 36ème World Diamond Congress.

« Je suis là pour énoncer un avertissement à propos d’une menace réelle et bien présente, susceptible de nuire à toute la filière des bijoux en diamants. L’Afrique compte 1,5 million de creuseurs et de mineurs artisans, piégés dans la pauvreté la plus abjecte. Si l’on considère ces personnes et leurs familles, cela concerne environ 10 millions de personnes. »

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Il a affirmé que près de 16 % de l’offre mondiale provient de diamants extraits par des mineurs artisans.

Leur situation est également aggravée par le fait qu’ils ne sont pas déclarés, que leur travail n’est pas réglementé et qu’ils sont employés par des personnes peu scrupuleuses, tandis que des fonctionnaires corrompus détournent l’argent censé revenir aux creuseurs.

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« Près de 16 % de l’offre mondiale provient de diamants extraits par des mineurs artisans. »

« Ce sont des membres de notre grande famille du diamant, a-t-il expliqué. Ils sont des nôtres. La situation ne s’améliore pas vraiment pour eux et ils n’ont pas d’autre alternative. »

Il a rappelé que, même si le Kimberley Process (KP) a été créé par l’industrie mondiale, chose dont elle peut être fière, il n’aborde pas les questions de droits de l’homme ni de dégradation des conditions sociales. Selon lui, l’industrie a intérêt, pour éviter davantage de réglementation et de boycott des consommateurs, à agir dès maintenant et à participer au travail du DDI.

« Ce n’est pas simplement une question de morale, c’est un impératif commercial », a-t-il ajouté.

« Le WFDB, l’IDMA, le AWDC et d’autres organisations participent à notre travail, mais il me semble essentiel que les sociétés les aident à se défendre contre les récriminations de clients potentiels. Il ne suffit pas d’affirmer que vos associations commerciales œuvrent en votre nom. Il faut que les entreprises fassent de même. »

Source Idexonline