Seuls les diamants naturels devraient être évalués selon les 4C, affirme la CIBJO (Confédération mondiale de la bijouterie, joaillerie, orfèvrerie, diamants, perles et pierres). L’organisation estime également que le terme « synthétique » devrait être privilégié pour désigner les diamants produits par des procédés industriels.
La CIBJO, qui représente l’ensemble de la filière mondiale de la gemme et de la joaillerie, de la mine au marché, souhaite ainsi réaffirmer la distinction entre les diamants de laboratoire et les diamants naturels.
À l’approche de son congrès annuel, qui se tiendra en Italie en septembre, l’organisation a publié un rapport consacré à la classification des 4C et à la terminologie recommandée pour désigner les diamants.
Udi Sheintal (photo), président de la Commission Diamant de la CIBJO, a déclaré :
« Lorsque l’industrie du diamant synthétique utilise l’échelle des 4C pour décrire sa production, le consommateur est amené à croire que les diamants synthétiques sont aussi rares que les diamants naturels. »
Or, ce n’est absolument pas le cas puisque les fabricants de diamants synthétiques déterminent et contrôlent les paramètres de production afin d’obtenir des caractéristiques de qualité prédéfinies.
Il a également souligné que le contexte avait évolué depuis la décision prise par la CIBJO en 2010 d’accepter les expressions « diamant cultivé en laboratoire » (laboratory-grown diamond) et « diamant créé en laboratoire » (laboratory-created diamond) pour désigner ces produits.
À l’époque, cette décision paraissait à la fois raisonnable et constructive, a-t-il rappelé, mais il estime aujourd’hui qu’il est opportun de la réexaminer.
« La terminologie actuelle ne répond peut-être plus aussi efficacement qu’à l’origine aux besoins d’information des consommateurs », a-t-il déclaré.
Le GIA a abandonné en octobre dernier l’évaluation des diamants de laboratoire selon les 4C, au profit d’une classification simplifiée distinguant uniquement les pierres Premium et Standard.
En mai dernier, l’African Diamond Producers Association (ADPA) a, de son côté, demandé que les diamants de laboratoire soient mesurés en grammes plutôt qu’en carats, et que la classification des 4C soit exclusivement réservée aux diamants naturels.
Image : Udi Sheintal, président de la Commission Diamant de la CIBJO
Source : idexonline