Les exportations indiennes de diamants de synthèse dépassent désormais les diamants naturels en volume

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Le secteur diamantaire indien a franchi une étape notable : les exportations de diamants de synthèse ont désormais dépassé celles des diamants naturels en volume,selon l’analyste spécialisé Edahn Golan.

En mars comme en avril 2026, les expéditions de diamants de synthèse (LGD) en provenance d’Inde ont dépassé celles des diamants naturels. Une évolution qu’Edahn Golan qualifie de « changement majeur, sans doute tectonique, mais qui ne constitue pas pour autant un scénario catastrophe » pour le commerce du diamant naturel.

D’après les données du Gem & Jewellery Export Promotion Council (GJEPC) relayées par Golan, les exportations de diamants de synthèse ont atteint environ 1,3 million de carats en mars puis 1,4 million en avril, contre respectivement 1,2 million et 1,3 million de carats pour les diamants naturels.

Les diamants de synthèse avaient déjà représenté la majorité des exportations mensuelles de diamants de l’Inde — soit 56 % en avril 2025 — mais cette situation avait alors été influencée par des perturbations liées aux droits de douane, souligne Golan. La part des diamants de synthèse dans le volume total des exportations de diamants avait toutefois déjà atteint 45 % dès janvier 2025, et les données les plus récentes semblent désormais traduire une évolution plus structurelle.

Malgré cette progression en volume, les diamants de synthèse représentent moins de 9 % de la valeur des exportations indiennes sur le segment wholesale, ce qui illustre l’écart de prix considérable entre les deux catégories de produits.

« Si les diamants de synthèse captent l’attention des consommateurs, ils ne captent pas pour autant une part équivalente des dépenses », observe Edahn Golan.

Selon lui, la hausse des volumes de diamants de synthèse reflète à la fois l’évolution des comportements des consommateurs et les choix stratégiques de l’industrie. Les acheteurs sensibles au prix privilégieraient les diamants de synthèse afin d’accéder à des pierres de plus grande taille. Dans le même temps, de nombreuses sociétés diamantaires indiennes traditionnelles ont intégré la production de diamants de synthèse, en y apportant leur expertise en taille et en distribution.

Edahn Golan ne considère toutefois pas que les diamants de synthèse soient amenés à dépasser les diamants naturels en valeur dans un avenir proche. « Sur le plan économique, ils évoluent dans des univers totalement distincts », écrit-il.

« Cela ne signifie pas la disparition des diamants naturels… Comme le montrent les tendances récentes, la demande des consommateurs pour les diamants naturels continue de se déplacer vers le segment haut de gamme. »

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Source : JCK Online