La réunion intersessions du Kimberley Process (KP) s’est déroulée à Mumbai du 11 au 14 mai autour des thèmes fédérateurs pour la profession, tels que la conformité aux standards internationaux et la confiance du consommateur. Mais certains sujets, plus délicats et visant à étendre la notion de « diamants de conflit », n’ont pas encore trouvé l’écho souhaité.
La rencontre s’est déroulée sous la houlette du président indien du KP, Suchindra Misra. Elle a essentiellement consolidé l’existant et recentré l’attention sur les « 3 C » que sont la Crédibilité, la Conformité (aux normes internationales) et la Confiance des consommateurs. Le renforcement des mécanismes de contrôle et de transparence ainsi que la mise en avant des enjeux d’artisanat minier et de légitimité du diamant naturel dans un marché pour le moins bouleversé ont aussi fait partie des thèmes abordés. L’obligation de mise en place du System of Warranties (SoW) révisé, s’appliquant aux diamants taillés et à la joaillerie et non plus seulement aux bruts, a été rappelée. La date limite pour cette intégration est fixée à fin septembre 2026.
La rencontre s’est déroulée sous la houlette du président indien du KP, Suchindra Misra. Elle a essentiellement consolidé l’existant et recentré l’attention sur les « 3 C » que sont la Crédibilité, la Conformité (aux normes internationales) et la Confiance des consommateurs. Le renforcement des mécanismes de contrôle et de transparence ainsi que la mise en avant des enjeux d’artisanat minier et de légitimité du diamant naturel dans un marché pour le moins bouleversé ont aussi fait partie des thèmes abordés. L’obligation de mise en place du System of Warranties (SoW) révisé, s’appliquant aux diamants taillés et à la joaillerie et non plus seulement aux bruts, a été rappelée. La date limite pour cette intégration est fixée à fin septembre 2026.
A Mumbai, les standards sont consolidés
Si les « 3 C » ont été le fil directeur de la session, il n’en reste pas moins que l’élargissement des travaux reste compliqué. Comme le souligne très justement Feriel Zerouki, ex-présidente du World Diamond Council, la notion de « diamants de conflit » doit être redéfinie. Cette-ci ne concerne, selon les statuts actuels, que les actions rebelles aux gouvernements et non les violences ou exactions qui pourraient être commises par les forces gouvernementales ou les sociétés privées auxquelles elles font appel. Etant donné que les votes, lors des sessions du KP, doivent se faire à l’unanimité, il est très difficile de faire voter de nouvelles normes contraignantes par les pays membres, qui pourraient se retrancher derrière un refus d’ingérence dans leur politique nationale. Il faut aussi se souvenir que le KP ne fonctionne que grâce au financement volontaire des Etats membres. Ceux-ci ne sont pas disposés à accepter des sanctions non sollicitées. Lors de la session de mai, aucune avancée n’a été observée sur ce point de l’élargissement de la définition de « diamants de conflit » ni dans le renforcement des contrôles et des sanctions. Les « 3 C » sont donc plus apparus comme une façon de défendre la légitimité et la valeur du diamant naturel dans sa lutte d’influence contre les pierres de synthèse.
Le diamant naturel sommé d’être exemplaire
Pour les Maisons de joaillerie, le respect des normes établies par le KP est considéré comme un socle minimal auquel les fournisseurs doivent se soumettre, complété par d’autres projets plus ambitieux parmi lesquels la traçabilité de la mine à la vitrine ou des audits indépendants. La prochaine session plénière, prévue à New Dehli, devra s’atteler de nouveau à ces sujets cruciaux qui ne peuvent être laissés de côté. Le diamant est certainement le secteur le plus normé au monde, selon les mots de Feriel Zerouki. Parce qu’il est lié à un symbole de richesse et de luxe plus que de première nécessité, le secteur fait l’objet d’exigences fortes. Régulièrement attaqué par la concurrence (les fabricants de pierres de synthèse, les organisations civiles des pays producteurs), il pourra difficilement esquiver ses responsabilités.
Lire le compte-rendu du World Diamond Council sur la séance intersessions du KP ICI
Source : World Diamond Council