ALROSA, dernier minier à envisager Blockchain pour les diamants

| 8 January 2018

ALROSA, dernier minier à envisager Blockchain pour les diamants
"ALROSA, dernier minier à envisager Blockchain pour les diamants"

ALROSA envisage d’appliquer Blockchain ou d’autres technologies à ses pierres brutes et taillées, afin de s’attaquer au problème des diamants du conflit et aux synthétiques non déclarés, a indiqué le minier à Rapaport News.
« Si l’industrie parvient à mettre sur pied un système de suivi, cela résoudrait plusieurs problèmes et difficultés actuels », a indiqué un porte-parole de la société russe dans un e-mail au cours de la semaine du 18 décembre.

« Cela permettra [à l'industrie] de clore la question des diamants du conflit, mais aussi celle des diamants synthétiques. Dans l’idéal, le système de traçabilité devrait assurer le suivi et fournir… des informations sur l’heure et le lieu d’extraction d’un diamant brut, sur les fabricants et sur toutes les étapes parcourues par la pierre avant d’arriver à la boutique », a ajouté le minier.

L’idée d’utiliser Blockchain pour suivre les transactions de diamants a récemment gagné en popularité. En décembre, De Beers a annoncé avoir investi dans ce système de traçage. Une étude du Antwerp World Diamond Centre (AWDC) de 2016 recensait les opportunités que représentait Blockchain pour l’industrie diamantaire et l’organisation négocie actuellement avec De Beers à propos d’une possible co-entreprise, comme l’annonçait un récent communiqué de l’organisme commercial belge.

Parallèlement, ALROSA étudie des options relatives au grand-livre numérique et a engagé les premières étapes pour cartographier le marché russe en proposant un certificat papier contenant un numéro d’identification unique qui retrouve l’origine de chaque pierre transformée dans sa division de taille. Le document comporte des informations sur le lieu et le moment de l’extraction de la pierre brute.

Bien que cette méthode d’identification ne soit actuellement disponible que pour les ventes de taillé faites aux clients d’ALROSA, le minier prévoit de l’étendre à une plate-forme électronique. Celle-ci permettrait aux consommateurs d’avoir accès à des informations sur la pierre, comme son origine, son historique de taille et ses caractéristiques. Le minier prévoit de lancer cette nouvelle initiative sous forme de projet pilote sur le marché russe. Les résultats détermineront s’il pourra être étendu à d’autres pays.

« La création d’un tel système rendrait l’industrie diamantaire plus transparente, un point très important pour les consommateurs modernes qui veulent tout savoir sur le produit qu’ils achètent et sur son impact, y compris social, a poursuivi le porte-parole. Cela pourrait non seulement favoriser la confiance des consommateurs mais également apporter une certaine valeur ajoutée à notre produit, puisque nos clients sont prêts à payer un certain supplément afin d’avoir une origine garantie. »

La technologie Blockchain, initialement mise au point pour la devise numérique, permet d’établir un dossier permanent et infalsifiable de toutes les transactions se produisant au sein d’une plate-forme. Dans l’industrie diamantaire, elle pourrait permettre aux utilisateurs de suivre les pierres de leur origine jusqu’à leur destination, ce qui aiderait à résoudre des problèmes importants, comme les diamants du conflit ou les synthétiques non déclarés.

Source Rapaport

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